Qu’aimeriez-vous changer dans votre vie, cette année ?

  1. Rien ? Formidable !
    Sauf si c’est parce que vous avez perdu votre confiance dans votre capacité de faire évoluer votre quotidien ou votre envie de le faire. Une forme de résignation qui s’accompagne souvent de tristesse, de nostalgie. Ou parce que vous aimeriez que “ça change”, mais redoutez la nouveauté. Or, celle-ci contribue à nous mettre en vie. Le confort et la routine nous desservent. Se dépasser (raisonnablement) nous fait du bien
    . Changer quelque chose vous ferait surement du bien. Explorez donc le point 2 ci-dessous.
  2. Quelque chose ?
    Bonne idée. Et c’est souvent plus difficile qu’on ne l’imagine. On en parle ci-dessous.
  3. Tout ?
    Aïe. Ca, c’est vraiment compliqué. Et pas impossible. Et mieux vaut commencer par changer quelque chose. Donc commencer par le point 2 ci-dessus.

Les études multiples indiquent que nos souhaits de changer, ces résolutions qu’on prend souvent en cette période de l’année, sont rarement suivis d’effets. Je me souviens encore de l’année passée, quand je disais haut et fort que je voulais faire des vidéos… Au final, j’en ai terminé deux ou trois tout au plus…

Mais alors quoi, on ne décide plus rien ?

Non, ceci n’est pas un appel à l’irrésolution ! Mais une invitation à une réflexion sur ce que nous voulons vraiment et une proposition simple et concrète pour, cette fois, “ne pas foirer notre année”… Pour nous aider à tenir nos résolutions, je me suis rendu compte que le philosophe René Descartes était en quelque sorte un brillant coach avant l’heure. Sur ce point, il n’était pas dans l’erreur. Au contraire.

La vision de Descartes

N’ayez pas peur, je ne vais pas vous faire une analyse poussée des Méditations Métaphysiques cartésiennes. Ce n’est pas le lieu 😉  Découvrons plutôt le Descartes mentor et guide d’une sage existence.

Car tout un pan de sa philosophie, plus pratique que métaphysique et malheureusement moins connue, est d’autant plus intéressante qu’elle peut s’appliquer à notre vie de tous les jours.

Dans son Discours de la Méthode, le philosophe fonde sa “morale provisoire”, un formidable guide pour trouver un chemin à suivre dans notre existence.   

“une morale imparfaite et qu’on peut suivre par provision pendant qu’on n’en sait point encore de meilleur”.

Un des principe de cette morale nous appelle à être fermes et droits dans nos décisions et dans la conduite de nos actions.

Descartes ne recommande pas d’être dans une obstination aveugle, mais au contraire de se rappeler chaque jour pourquoi on choisit telle ou telle résolution et de la rejouer chaque fois qu’un obstacle se met sur notre route.

Il nous propose de nous remémorer notre intention première. Ce qui formait la base de notre décision, le « pourquoi ? » Et de raviver cette base chaque fois qu’il le faut pour être certain que notre résolution tienne le coup (cette fois).

Une intention initiale très concrète

Pour que notre intention soit forte et valable, il est utile de se faire un plan concret et précis de mise en oeuvre notre décision.  

Par exemple :  je veux perdre du poids pour me sentir en meilleure forme et en meilleure santé, et pour cela je vais aller courir tous les jeudis de 8h à 8h45 autour des étangs.

Le fait de cerner exactement comment mettre en application notre résolution (où, comment, combien) apporte de meilleurs résultats. Juste se dire que peut-être “un jour, j’irai courir parce que ça pourrait me faire du bien” n’est pas efficace.  

Descartes nous invite donc à être assuré dans notre résolution, pour éviter de tourner en rond. Mais cette assurance ne doit cependant pas nous faire oublier, que la vie a son lot de contingences et d’adversité qui peuvent mettre en péril notre résolution ou du moins tester sa résistance.

« Se défier de la grandiloquence stérile des décisions spectaculaires et parier sur l’efficacité des menus choix, patients, répétés, qui permettent à la résolution de se dire toujours au présent »

Privilégier le système à l’objectif

Cela va peut-être vous sembler un peu contre-intuitif, mais penser uniquement en terme d’objectif à atteindre n’amène pas forcément au résultat escompté. Mettre en place un système – un processus – peut est plus efficient.

Par exemple, si votre but est d’écrire un livre, le système que vous pouvez mettre en place consisterait à écrire au moins une page chaque matin à la même heure, ou de planifier que vous écrirez tous les vendredis pendant trois mois. Si votre but est de courir un marathon, un système serait un programme d’entraînement précis, avec des paliers à atteindre chaque mois.

Penser en terme de processus à tenir a plus d’effet sur le long terme, c’est plus valorisant et c’est aussi moins décourageant qu’un objectif lointain à atteindre. (On vous en parlait déjà ici, avec un bon outil concret pour dépasser vos obstacles internes.)

Cultivons l’auto-bienveillance

Si nous n’avons pas réussi à tenir nos résolutions, inutile de s’infliger en plus quelques tortures. Se morfondre et culpabiliser nous sont préjudiciables. Cela attaque la confiance en soi, l’estime de soi. Mieux vaut apprendre à se traiter comme le ferait un bon ami, avec compréhension en bienveillance, et sans complaisance. Pierre partage son propre Mea Culpa  ici.

C’est vrai que pour ma part, je suis déçue de ne pas avoir réussi à m’investir plus dans mon projet de vidéos, mais d’un autre côté j’ai l’impression de m’être engagée dans d’autres choses qui font plus de sens pour moi aujourd’hui, à commencer par le plaisir de m’occuper de mon bébé.

Alors, je préfère garder le cap sur mes objectifs à long terme, sur mes engagements déjà pris et sur les actions régulières à accomplir pour avancer en ce sens. En me réjouissant régulièrement de tous les obstacles franchis qui me permettent d’évoluer, et des ajustements réguliers de mon itinéraire.

Résumons-nous :

  • Arrêtons de faire des listes de 10 résolutions improbables et essayons d’en maintenir une ou deux maximum.
  • Maintenons cette résolution grâce à un système. Focalisons-nous sur la mise en oeuvre d’une action, d’une pratique qui se joue chaque jour et sur le long terme.
  • Pensons en terme de progression, d’expérience, d’apprentissage, et pas en termes d’échec ou de réussite.
  • Avant même de commencer, prenons conscience des obstacles que nous serons amenés à dépasser et des efforts à faire dans la durée pour avancer dans le sens désiré.
  • N’oublions pas que la vie est tout sauf linéaire. Les résultats que nous obtiendrons seront peut-être différents de ce que nous attendions. Acceptons ce qui vient. Quitte à remettre en question notre stratégie ou nos choix si nécessaire.

Ca vous tente ?

Alors qu’avez-vous envie de changer en 2018 ? Chiche ?!

 

Victoria

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