Les pensées que nous avons sur nous-mêmes et, en particulier, notre façon de nous définir, influent directement sur notre capacité d’agir. Pour faire simple : moins je me crois capable de faire quelque chose, moins j’ai de chances d’y arriver.

Evident me direz-vous ? Pourtant dans notre vie quotidienne, nous avons tendance à oublier que nos “états d’esprit” ont un tel impact sur notre potentiel. Et ce n’est pas seulement valable sur la réussite ou l’échec, des recherches ont montré qu’ils influencent également notre santé*, notre longévité !

 

Mais d’abord,  qu’est-ce qu’un état d’esprit ?

Un état d’esprit est une croyance qui forme notre réalité, et cela comprend nos réactions physiques objectives, notre santé sur le long terme, notre bonheur et notre succès.”
Kelly McGonigal  

Un état d’esprit, au fond, c’est une idée que l’on se forge à propos de nous-même et qui imprègne de nombreuses  sphères de notre quotidien. On les construit tout au long de son existence, et on se définit à travers eux comme des traits de caractères quasi inaliénables.

Des traits de caractère mais aussi des croyances parfois fausses sur le monde.  Par exemple : “il est impossible d’être heureux sans gagner beaucoup d’argent” ou “l’avenir de l’humanité court à sa perte”. Toutes ces croyances nous empêchent parfois d’agir positivement. Ces états d’esprit figent notre mental, et cela peut parfois avoir des conséquences désastreuses sur notre travail, sur notre vie sociale, relationnelle, sur notre santé* – bref, sur ce qui pourrait améliorer notre bien-être.

 

Nos états d’esprit sont-ils gravés dans le marbre ? Est-ce irréversible, monsieur le professeur ?

La bonne nouvelle c‘est que non. Ces états d’esprits, en tout cas ceux qui ne nous conviennent plus – on peut s’en défaire.  Avec du travail,  de la persévérance, car on n’a rien sans rien. Mais on peut aussi se réjouir et se rassurer : “Un jour peut-être, si je m’y attelle,  j’arriverai à oser parler devant un public et dépasser ma timidité”.

                            RIEN, dans nos pensées, n’est irréversible.

 

Épictète : coach avant l’heure ?

Il y a bien longtemps, Épictète (dans son Manuel *) mettait déjà en lumière cette nécessité de s’occuper de nos états d’esprit. Pas dans ces termes évidemment, pas dans un langage de psychologie mais plutôt avec cette analyse philosophique qui lui est chère.

ll est pertinent de comprendre le parcours d’Épictète. Il a passé son enfance à Rome en tant qu’esclave.  Avec le temps, de la persévérance, et grâce à la transgression de sa pensée, il a réussi à s’affranchir de cette condition sociale. Plus tard, il a fondé sa propre école stoïcienne en Grèce. Son Manuel, transcription de sa pensée par ses disciples, est le seul véritable témoignage qui nous reste de ce grand philosophe.

Épictète avait déjà pressenti que si nous voulons aspirer à être plus accompli, plus heureux, il convient de s’occuper de ce qui dépend de nous : nos croyances, nos désirs, nos intentions.

C’est à ce niveau là que se situe notre liberté, elle nous est fondamentalement intrinsèque.

Quant au reste, à ce qui ne dépend pas de nous, il conseille de ne pas s’y attarder, cela ne ferait que nous rendre malheureux, frustré, envieux.

Son message, si on veut faire simple, est que : “Je ne peux pas savoir ce que les autres pensent de moi, je ne peux pas avoir d’impact sur le cours des événements externes à mon action, je ne peux pas prédire ce qu’il se passera demain ou dans 20 ans… Mais je peux agir en adoptant un état d’esprit différent face aux choses.”

 

Notre liberté est intérieure, et elle est bien plus grande que ce qu’on imagine généralement.

Alors pourquoi continuer à s’imposer tant de freins mentaux ?

  • NON: tu n’es pas trop timide pour parler en public => si c’est ce que tu veux, tout s’apprend.
  • Tu as envie de t’engager pour une cause => arrête de te dire que tu es trop occupé-e, ménage-toi un petit espace pour commencer.
  • Toi pas sportive? Peut-être n’as-tu pas encore trouvé le sport qui te convient. Lequel pourrais-tu essayer ?    
  • Personne ne te demande d’être professionnel en dessin. Mais pourquoi pas suivre des cours pour prendre un peu de bon temps ?  

Mon conseil du jour : gardons présent à l’esprit la sagesse d’Épictète dont la vie illustre brillamment la puissance. Si lui, qui vivait en esclavage – une condition sociale pour le moins limitante –  réussit à s’affranchir de sa condition en transformant ses pensées, n’est-ce pas la démonstration que chacun dispose, en lui, des ressources pour se libérer.

Laissons de côté les états d’esprit qui nous nuisent. Ce n’est pas toujours facile. Ils semblent parfois si bien ancrés en nous, que s’en défaire paraît une tâche insurmontable. Mais dites-vous que c’est comme un animal un peu sauvage, que vous auriez envie d’apprivoiser. Adoptez un état d’esprit de curiosité et d’apprentissage, donnez-vous du temps… Et vous verrez que ce sera beaucoup plus rapide que vous ne l’imaginiez.

Pour découvrir comment apprivoiser votre mental, suivez la conférence en ligne de Pierre, le 30 mai à 14h30. C’est gratuit, mais il faut s’inscrire sur Webikeo. Et si vous n’êtes pas libre pour le direct, ce sera accessible en rediffusion pendant 7 jours, pour les personnes inscrites.

A bientôt…

Victoria

 

*Des recherches de Carole Dweck nous montrent que notre appréhension de notre état de santé influe directement, donc physiologiquement sur notre manière d’agir et de se sentir ! 

 

 

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